LA POIREE : CHERCHE LA GROSSE BETTE !!

Les botanistes s’accordent à dire que la Bette maritime, Beta Vultaris Maritima, est à l’origine des Betteraves d’une part, et des Poirées d’autres parts. Dans le premier cas, le grossissement,t de la racine est à l’origine de la différenciation alors que pour les Poirées, c’est l’épaississement du pétiole qui les voit émerger.

Jusqu’au moyen âge, la Bette traine une réputation peu rutilante, héritée des Grecs et des Romains qui la considéraient même comme nuisible. C’est avec la formations des cardes qu’elle gagne ses galons, et passe du statut d’ingrédient pour la soupe à celui de légume à part entière. Pourtant, elle ne se développera que timidement et connaitra un intérêt très localisé et régional.

La région parisienne s’est pourtant illustrée à travers ses habiles maraichers : Blonde à cardes vertes semble être à l’origine des autres variétés. Ce légume ne pouvait pas mieux commencer, car c’est une Bette remarquable. La recherche de larges cardes bien blanches a été la préoccupation des améliorations.

Jusque dans les années 50, on trouvait encore : Blonde à cardes blanches, Vert foncé à cardes blanches, Vertes à cardes blanches, très larges cardes et encore Poirée Lucullus frisée blonde à cardes blanches. Dans le sud on préférait « Cicla » avec ses très larges côtes.

Aujourd’hui, le catalogue s’est sensiblement réduit, seulement trois Poirées subsistent au catalogue officiel et une seule au catalogue amateur : Quelle Misère !

 

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