CONFITURE DE PATIDOU !

Pour deux pots de confiture :
1,3 kg de courge patidou (soit environ 2 courges / 1kg de chair cuite)
600 g de sucre de canne
150 ml d’eau
1 citron
1 c. à café de gingembre moulu (ou frais râpé)

Préparation :
Découper en quartiers et épépiner les courges. Cuire dans une casserole d’eau ou bien à la vapeur une petite demi-heure jusqu’à ce que la chair soit bien molle. Égoutter en réservant 150 ml d’eau.
Séparer la chair de la peau (la cuisson facilite l’opération) et la réduire en purée avec 100 ml de l’eau préalablement réservée. Un mixeur peut s’avérer utile ici, mais un écrase purée ou même une fourchette peut également faire l’affaire. Le mixeur permet d’obtenir une consistance très onctueuse et sans morceaux.
Faire bouillir les 50 ml d’eau restante avec le sucre jusqu’à ce que ce dernier soit fondu. Ajouter alors la purée de courge et mélanger. Ajouter le jus d’un citron et le gingembre, mélanger à nouveau.
Laisser cuire à feu moyen pendant environ 30 minutes ou jusqu’à l’épaississement de la préparation. Pour s’assurer qu’une confiture a bien pris, en déposer une goutte sur une assiette froide, si la goutte se fige, c’est prêt, sinon poursuivre la cuisson.
Verser immédiatement la préparation encore chaude dans des pots préalablement stérilisés et refermer. Laisser refroidir le pot à l’envers en le posant sur son couvercle.

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LA BETTERAVE : REINE DES CRUDITES

Il existe trois grandes familles de betteraves : Les fourragères (pour le bétail), les sucrières (destinées à la fabrication du sucre) et, celles qui nous intéressent, les potagères.
Ces dernières, généralement rouges, présentent une forme arrondie, aplatie, allongée ou tronconique (en forme de cône). Les variétés de forme ronde les plus répandues s’appellent Action, Boro, Grenade, Monopoly, Red Titan, Red Val, Rhonda …
Il existe aussi des variétés jaunes (Burpee’s Golden), blanches (Albina Vereduna) ou encore rouge veinées de blanc (Tonda di Chioggia). N’hésitez pas à les préparer ensemble, notamment en carpaccio, pour varier les couleurs de vos plats.

C’est la reine des crudités, râpée, en bâtonnets, en dés ou coupée en tranches très fines à la mandoline. Râpée sa saveur s’accorde à merveille avec la mâche (on la servait déjà avec cette délicieuse salade au XVIè siècle !), la noix, la carotte, le céleri-rave, l’endive et la pomme.
Soignez l’assaisonnement ! Vinaigre de cidre, huile de colza, de noix ou de noisette, herbes fraîches, ciboulette, une pointe de moutarde pour apporter un peu de piquant à la saveur douce de la betterave.
En carpaccio, pensez à l’associer à des légumes tranchés très finement, comme la courgette, la carotte, la tomate et le fenouil. Pensez si vous l’avez achetée avec ses feuilles, à déguster ces dernières en mesclun, comme des jeunes pousses d’épinard, accompagnées de salade frisée ou de roquette.
La chair délicatement sucrée et juteuse de la betterave permet de réaliser d’excellents jus de légumes, par exemple associée à la carotte, à la menthe fraîche et au gingembre. Le jus de betterave permet en outre de colorer naturellement les oeufs durs, les pâtes, le riz, les gâteaux, les mousses sucrées ou salées et les sauces.
La betterave crue se décline aussi en chips, finement tranchée à la mandoline, cuite 20 à 30 minutes à 120-150°C sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé, avec un peu d’huile d’olive. Pour un beau festival de couleurs, préparez en même temps des chips de pommes de terre, de carottes et de panais. ajoutez un peu de fleur de sel juste avant de servir.

Achetée déjà cuite sous vide, la betterave est l’alliée de la cuisine de tous les jours, facile et rapide à préparer, chaude ou froide. Vous pouvez bien entendu l’acheter cure et la faire cuire selon vos besoins :
Au four, la betterave offre tout son fondant.
A la poêle, elle se prépare en quelques minutes, en fricassée au beurre avec de l’oignon, du persil, du sel et du poivre. Idéal pour accompagner le gibier, les viandes rouges et les poissons.
En velouté, on la sert façon bortsch russe, avec de la pomme de terre, de la pomme et de la crème fraîche relevée de citron et de raifort.
Pensez à la préparer en terrine, avec du fromage de chèvre, de la courgette et de la ciboulette. Cuite puis refroidie, elle se glisse dans un sandwich, coupée en fines tranches.
Plus insolite ? Détaillée en petits dés, la betterave se décline façon tartare, additionnée d’une sauce à base de ketchup, d’un peu de mayonnaise, de feuilles de persil frais et de ciboulette. Offre-lui la compagnie de dés de céleri, de radis, de carotte et de chou-fleur râpé à la mandoline pour un tartare de légumes à la fois croquant et fondant, crémeux et rafraîchissant.

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LA RECETTE DU JOUR : PATIDOU COCOTTE

Pour 4 personnes :
2 patidous de taille moyenne
2 oeufs
Formage frais type Madame Loïc
Fromage râpé
Poivre
Sel

Préparation :
couper le chapeau du patidou et évider les graines à l’intérieur. Conserver le chapeau.
Mettre à cuire entre 45 minutes et 1h à 200°C (le patidou est cuit quand la chair est devenu tendre)
lorsque le patidou est presque cuit, le sortir du four, Mettre le fromage frais dans le fond (2 cuillères à café), casser un œuf par dessus, sel et poivre, et recouvrir de fromage rapé.
re-mettre à cuire pendant 15 minutes, en posant le chapeau sur la préparation.

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LA BUTTERNUT OU BOUBEURRE

La courge Butternut, dans la grande famille des Cucurbitacées, appartient au genre Cucurbita et à l’espèce moschata. Elles sont « coureuses » c’est à dire qu’il leur faudra un peu de place pour s’épanouir.
Les feuilles sont vert foncé marbré de blanc, veloutées avec des angles plus ou moins nets. Le tiges ont des polis qui ne piquent pas. Les fleurs jaunes sont presque divisées jusqu’aux sépales. Le pédoncule est côtelé et s’épaissit en se rapprochant du fruit. Le fruit mesure environ 25 cm de long sur 15 cm de large sur sa partie renflée et il pèse entre 1,5 et 3 kg selon les spécimens.
Ces courges affectionnent particulièrement la chaleur et ont besoin d’au moins 15°C : elles se plaisent dans le bassin méditerranéen tout particulièrement.
Ce sont des courges dites de conservation, qui passeront l’hiver sans problème dans un local bien aéré autour de 15°C.
Comme toutes les courges, la butternut est faible en calories (20 kcal/100g) mais riche en vitamine C, en potassium, en magnésium, en fibres et en caroténoïdes antioxydants.
Avec la couleur de sa chair orange vif, très ferme, on n’est pas déçu par son goût qui est subtilement sucré, voire musqué, rappelant la douceur d’un beurre tendre. Comme elle se cuisine de multiples façons, on ne s’en lasse jamais !
Elle se cuisine comme la pomme de terre, soit en frites, en gratin ou sautées. Mais elle fait également d’excellentes purées et soupes. Par contre, épluchez là avant de la consommer et de la faire cuire.

LA COURGE MUSCADE

La courge musquée de Provence fait partie de l’espèce Cucurbita moschata parmi celles qui composent la grande famille des Cucurbitacées. Elles font partie des courges « coureuses » ou rampantes, qui forment de longues tiges qui ont tôt fait d’envahir les cultures voisines si vous n’intervenez pas.
Les feuilles en forme de coeur sont vert foncé, elles sont marbrées de blanc, veloutées, avec des angles plus ou moins nets et peuvent mesurer 40 à 50 cm de diamètre. Le tiges ont des poils qui ne piquent pas. Les fleurs sont jaune-orangé. Le pédoncule compte cinq côtes et s’épate allant vers le fruit. Le fruit est rond, aplati et côtelé et vire du vert foncé à l’ocre une fois arrivé à maturité. Il mesure environ 25 à 50 cm de diamètre et pèse entre 5 et 10 kg selon les spécimens.
Comme leur nom l’indique, ces courges viennent du Midi de la France, elles ont besoin de chaleur (15°C minimum) : elles se plaisent particulièrement en Provence et dans les régions à climat chaud. Ensuite, ces courges de conservation, récoltées à l’automne, passeront les mois d’hiver dans un local bien aéré autour de 15°C afin d’être consommée au fur et à mesure.
D’un point de vue nutritionnel, la courge musquée de Provence est riche en eau et faible en calories (20 kcal/100g). Elle contient plusieurs composés antioxydants ainsi que des vitamines A, B2, B5, B6, B9, C, K, du fer, du manganèse, du cuivre…
Sa chair orange flashy, rouge cuivré, très dense, épaisse, offre un goût sucré, légèrement musqué. Comme elle est riche en eau, mieux vaut éviter d’ajouter de l’eau lors de sa cuisson.
Elle est particulièrement adaptée pour s’associer aux légumes d’un couscous mais se prépare aussi dans des compositions sucrées.

Quelques recettes testées à la maison sont dans la rubrique RECETTE !

LE PATIDOU

Le patidou fait partie de la famille des cucurbitacées (famille des courges), il a donc les mêmes vertus que les citrouilles, courgettes et autres courges.

Son poids est d’environ 200 à 600 gr et il serait originaire d »Amérique du Sud.
Ces légumes sont connus depuis au moins 7000 ans avant notre ère et elles ont été introduites en Europe par les premiers explorateurs c’est pour cela qu’on les appelle les légumes anciens !

Un pied de patidou donne une dizaine de fruits !! On peut les semer en Avril.

Il a un goût succulent proche de la patate douce, châtaigne, noisette. Il se cuisine aussi bien en salé qu’en sucré. Il peut se marier avec des épices comme la cannelle, le clou de girofle, le gingembre ou des herbes comme coriandre, persil, thym, romarin, basilic.

Composition bienfaits pour la santé :

Le patidou est très riche en fibres et en eau (90 % d’eau) donc idéal pour lutter contre le cholestérol. Il contient la cucurbitacine qui est une substance anti inflammatoire, protectrice du foie agissant aussi en protection cancer notamment du sein, de la prostate et du colon (étude in vitro au canada). Attention cette substance à haute dose provoque des intoxications, aucun risque lors d’une consommation normale.
Il est riche en alpha carotène, en béta carotène et en anti oxydants qui ont un rôle sur la prévention du cancer. Riche aussi en lutéine et en zéaxanthine qui ont leurs effets sur les maladies des yeux notamment la macula. Il réduirait le taux de glycémie d’où son intérêt pour les diabétiques. Il a des sels minéraux : potassium, calcium, magnésium, manganèse, cuivre, fer, phosphore. Il contient aussi de la vitamine C qui protège la membrane qui entoure les cellules du corps, de la vitamine B2 (riboflavine) qui contribue au fonctionnement normal des globules rouges, de la B5 (acide pantothénique) qui est un précurseur métabolique de la coenzyme A qui participe à la formation des hormones stéroïdiennes et participe aussi à la fabrication de neurotransmetteurs (acétylcholine). Cette vitamine a donc un impact sur l’ influx nerveux et l’hémoglobine. Il contient aussi la vitamine B6 (pyridoxine), la B9 (acide folique), des vitamines E et K.

Les graines sont excellentes pour la santé ! elles sont riches en phytostérols et en lipides qui ont un rôle de protection cardio vasculaire. Elles soulagent des symptômes de l’inflammation de la vessie irritable, troubles de la miction associé à l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Vous pouvez les consommer légèrement grillées au four pour l’apéritif .

Contre indication pour les personnes allergiques aux cucurbitacées.

Conservation :

C’est un légume de saison d’Automne. Il se conserve tout l’hiver dans une pièce à environ 15-18 ° et à l’abri de l’humidité. Il se conserve très mal au réfrigérateur donc l’envelopper dans un torchon puis mettez le au réfrigérateur pas plus de 5 jours. Même abîmée il se conserve en retirant la partie moisie. Bien l’éplucher et le nettoyer car la peau peut présenter des bactéries en abondance.

Quelques recettes testées à la maison sont dans la rubrique RECETTE !

CIRAFINE, CIJOSEE, CHARLOTTE !!!

Avant désherbage !

Après désherbage !!

Chaque année au printemps, les fraises font leur retour sur les étals, et ce pour notre plus grand plaisir ! Elles redonnent des couleurs à nos assiettes, émoustillent nos papilles… et surtout nous apportent une bonne dose de vitamines et d’antioxydants. Peu caloriques, elles peuvent même se consommer sans modération. Il ne vous reste plus qu’à trouver la variété la plus à votre goût…
Ici au Jardin de PIMBA, nous avons principalement 3 variétés de fraises :

La fraise « Mara des Bois » est une variété remontante qui fructifie de fin mai jusqu’à octobre. Ce fraisier se distingue par le délicieux goût de fraise des bois de ses fruits et par sa production importante pouvant atteindre 1 kg par plant.
La fraise « Cirafine » fait partie des variétés de fraises remontantes et produit ainsi jusqu’aux premières gelées. Issue de recherches à partir de la Mara des Bois, on lui trouve une jolie présentation de fraise allongée, avec un goût fruité, bien équilibré entre le sucré et l’acide et une chair tendre.
La fraise « Cijosée » vous offrira plusieurs récoltes de fruits tout au long de l’année pour faire le plein de gourmandise. Avec ces fraises fermes et goûteuses, vous ne pourrez pas résister à ces fruits rouges écarlates bien juteux et parfumés.
et nous avons aussi un petit peu de fraise « Charlotte« , qui vous séduira par son goût prononcé de fraise des bois, sucré et peu acide.

Patientez encore quelques jours, et d’ici à la fin mai (si les gelées ne nous font pas encore trop de dégâts), la cueillette s’ouvrira !

UN PETIT CALCUL ?

Vous prenez un motte de terre et vous y placez entre 1 et 3 graines de poireaux (avec l’utilisation de ma motteuse !). Passez quelques heures à fabriquer des mottes, les mettre en place grâce a la « pelle à motte » dans des casiers prévus à cette effet. Laissez les germer quelques jours et puis transférez-les sous un tunnel de culture.

 

A raison de 1/3 graines par mottes, avec 13×7 mottes par casier, à raison de 280 casiers posés hier et ce matin : calculer le nombre de plants de poireaux qu’il faudra transplanter d’ici quelques mois !!

Allez je vous aide :
1 graine X 13 x 7 x 280 : 25480 plants
2 graines x 13 x 7 x 280 : 50960 plants
3 graines x 13 x 7 x 280 : 76440 plants

On vous rassure, toutes les mottes de donnent pas forcément de plants, mais cela donne une idée du travail que représente une saison de poireaux.

LE MOIS D’AVRIL

« en avril, ne te découvre pas d’un fil; en mai, fais ce qu’il te plaît ; en juin, tu te vêtiras d’un rien »,
« au mois d’avril, tout arbre a son bourgeon »,
« avril pluvieux et mai venteux ne rendent pas le paysan disetteux »,
« achète des chevaux, bœufs, vaches et brebis en avril ».

Voici quelques dictons du mois d’avril – sont ils toujours d’actualités ?

LA POIREE : CHERCHE LA GROSSE BETTE !!

Les botanistes s’accordent à dire que la Bette maritime, Beta Vultaris Maritima, est à l’origine des Betteraves d’une part, et des Poirées d’autres parts. Dans le premier cas, le grossissement,t de la racine est à l’origine de la différenciation alors que pour les Poirées, c’est l’épaississement du pétiole qui les voit émerger.

Jusqu’au moyen âge, la Bette traine une réputation peu rutilante, héritée des Grecs et des Romains qui la considéraient même comme nuisible. C’est avec la formations des cardes qu’elle gagne ses galons, et passe du statut d’ingrédient pour la soupe à celui de légume à part entière. Pourtant, elle ne se développera que timidement et connaitra un intérêt très localisé et régional.

La région parisienne s’est pourtant illustrée à travers ses habiles maraichers : Blonde à cardes vertes semble être à l’origine des autres variétés. Ce légume ne pouvait pas mieux commencer, car c’est une Bette remarquable. La recherche de larges cardes bien blanches a été la préoccupation des améliorations.

Jusque dans les années 50, on trouvait encore : Blonde à cardes blanches, Vert foncé à cardes blanches, Vertes à cardes blanches, très larges cardes et encore Poirée Lucullus frisée blonde à cardes blanches. Dans le sud on préférait « Cicla » avec ses très larges côtes.

Aujourd’hui, le catalogue s’est sensiblement réduit, seulement trois Poirées subsistent au catalogue officiel et une seule au catalogue amateur : Quelle Misère !

 

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