UN PETIT CALCUL ?

Vous prenez un motte de terre et vous y placez entre 1 et 3 graines de poireaux (avec l’utilisation de ma motteuse !). Passez quelques heures à fabriquer des mottes, les mettre en place grâce a la « pelle à motte » dans des casiers prévus à cette effet. Laissez les germer quelques jours et puis transférez-les sous un tunnel de culture.

 

A raison de 1/3 graines par mottes, avec 13×7 mottes par casier, à raison de 280 casiers posés hier et ce matin : calculer le nombre de plants de poireaux qu’il faudra transplanter d’ici quelques mois !!

Allez je vous aide :
1 graine X 13 x 7 x 280 : 25480 plants
2 graines x 13 x 7 x 280 : 50960 plants
3 graines x 13 x 7 x 280 : 76440 plants

On vous rassure, toutes les mottes de donnent pas forcément de plants, mais cela donne une idée du travail que représente une saison de poireaux.

LE MOIS D’AVRIL

« en avril, ne te découvre pas d’un fil; en mai, fais ce qu’il te plaît ; en juin, tu te vêtiras d’un rien »,
« au mois d’avril, tout arbre a son bourgeon »,
« avril pluvieux et mai venteux ne rendent pas le paysan disetteux »,
« achète des chevaux, bœufs, vaches et brebis en avril ».

Voici quelques dictons du mois d’avril – sont ils toujours d’actualités ?

LA POIREE : CHERCHE LA GROSSE BETTE !!

Les botanistes s’accordent à dire que la Bette maritime, Beta Vultaris Maritima, est à l’origine des Betteraves d’une part, et des Poirées d’autres parts. Dans le premier cas, le grossissement,t de la racine est à l’origine de la différenciation alors que pour les Poirées, c’est l’épaississement du pétiole qui les voit émerger.

Jusqu’au moyen âge, la Bette traine une réputation peu rutilante, héritée des Grecs et des Romains qui la considéraient même comme nuisible. C’est avec la formations des cardes qu’elle gagne ses galons, et passe du statut d’ingrédient pour la soupe à celui de légume à part entière. Pourtant, elle ne se développera que timidement et connaitra un intérêt très localisé et régional.

La région parisienne s’est pourtant illustrée à travers ses habiles maraichers : Blonde à cardes vertes semble être à l’origine des autres variétés. Ce légume ne pouvait pas mieux commencer, car c’est une Bette remarquable. La recherche de larges cardes bien blanches a été la préoccupation des améliorations.

Jusque dans les années 50, on trouvait encore : Blonde à cardes blanches, Vert foncé à cardes blanches, Vertes à cardes blanches, très larges cardes et encore Poirée Lucullus frisée blonde à cardes blanches. Dans le sud on préférait « Cicla » avec ses très larges côtes.

Aujourd’hui, le catalogue s’est sensiblement réduit, seulement trois Poirées subsistent au catalogue officiel et une seule au catalogue amateur : Quelle Misère !

 

LE MOIS DE FEVRIER

Quelle est l’origine de Mardi gras?
C’est une fête païenne romaine célébrant la fin de l’hiver, les Calendes de mars, pendant laquelle les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés. Elle fut plus tard christianisée, pour marquer l’entrée en Carême, période de jeûne et de prière qui commémore les 40 jours passés au désert par le Christ. «Mardi gras» précède donc le mercredi des Cendres.

Mardi gras est donc une fête chrétienne?
Le Mardi gras ouvre la période pascale, jusqu’à la fête de la Résurrection du Christ. Avant l’austérité du Carême, ce jour permet la joie et l’abondance. Mardi est appelé «gras» en référence aux aliments considérés comme riches, dont on se prive pendant le Carême: viande, beurre, surcre… Avec la Réforme protestante, qui a remis en cause le Carême, Mardi gras est surtout identifié aux pays catholiques et orthodoxes. Dans les pays anglo-saxons, certains protestants ont conservé un équivalent, sobrement intitulé «Shrove Tuesday»: Mardi de la confession, ou Mardi de l’absolution.

D’où vient la tradition du carnaval?
Mardi gras est l’occasion des carnavals, dont ceux de Nice, avec ses chars fleuris, et de Dunkerque, où l’on jette des harengs à la foule, sont célèbres en France. Carnaval vient du latin «carne vale», qui signifie «adieu à la chair». Les chrétiens marquent ainsi la privation du Carême par un dernier jour de réjouissance, tant alimentaire que vestimentaire. Par le déguisement, le carnaval invite aussi à la dérision.

Quid des crêpes?
La coutume de manger des crêpes, des gaufres, des beignets, ou encore des pancakes dans les pays anglo-saxons, vient à l’origine de la nécessité d’épuiser les réserves d’œufs et de beurre qui ne seront pas utilisées durant le Carême.

BELLE NOUVELLE ANNEE 2018

Après les « ripailles » des fêtes de Noël et de la Saint-Sylvestre, rien de tel qu’un plein de vitamines et d’énergie pour bien débuter l’année 2018. Un régime détox implique des règles diététiques et une bonne hygiène de vie. Pour éviter de craquer sur les restes de bûche glacée ou de foie gras, on fait le tri dans son frigo pour ne garder que les produits qui sont bons pour nous !

A consommer à volonté : les fruits, les légumes et les céréales complètes ! Ces trois groupes d’aliments pleins de vitamines, d’antioxydants et de fibres sont l’idéal pour nettoyer l’organisme et améliorer la digestion.

On remplace la viande rouge par des poissons maigres comme le cabillaud ou le turbo, que l’on cuit à la vapeur pour un minimum de calories. Pour purifier son organisme tout en donnant de la saveur à mes plats, on utilise des herbes aromatiques pour assaisonner les plats.  Romarin, persil, sauge, thym, basilic… Riches en chlorophylle, les herbes apportent de la vitalité à l’organisme, et sont les alliées idéales pour un teint frais !

LE MOIS DE DECEMBRE

Le début du mois de décembre lance le top départ pour le grand rush des fêtes de fin d’année. Entre les journées shopping à la recherche des bons cadeaux, les repas en famille pour Noël et la soirée festive du 31, mieux vaut être en forme ce mois-ci ! Pour cela, on vous conseille d’opter pour de bons fruits et légumes de décembre. La plupart, riches en vitamines, vous apporteront l’énergie nécessaire pour lutter contre le froid et pour affronter le marathon qui vous attend !

Profitons de la saison des carottes !
Crue, cuite ou en jus, la carotte est le deuxième légume le plus consommé en France. Malheureusement, sa consommation ne rend pas aimable (il ne s’agit là que d’une rumeur populaire) ! Par contre, elle contient de nombreux antioxydants et vitamines :
Riche en alpha-carotène et bêta-carotène intervenant dans la protection des maladies cardiovasculaires et des cancers. Afin de bénéficier au mieux de leurs propriétés, il est conseillé de cuire les carottes en présence d’huile, même si l’index glycémique s’avère alors plus important.
Riche en provitamine A et vitamine A, ou acide rétinoïque, initiant l’activation des cellules du système immunitaire (1). L’acide rétinoïque soutient également les fonctions de détoxication du foie (4).
Source de vitamine C
Comme la plupart des fruits et légumes, les carottes sont riches en polyphénols, une famille d’antioxydants particulièrement bénéfiques dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et des cancers.

NOS SALADES D’HIVER : LA MÂCHE

Avec la laitue et la chicorée, la mâche constitue la troisième grande famille de salades. Ces rosettes de feuilles rondes, d’un beau vert foncé et brillant, sont charnues et croquantes. Originaire du bassin méditerranéen, la mâche fait figure de salade hivernale de référence sur les étals, même si elle se consomme tout au long de l’année. Son goût subtil et raffiné vous régale lorsqu’elle est crue, en salade, mais aussi cuite, en velouté et en accompagnement.

 

NOS SALADES D’HIVER : LA MIZUNA

Le mizuna est une plante bisannuelle à feuillage vert foncé de forme découpée, originaire des zones maritimes du nord de la Chine, de Corée et du Japon. Cette plante de la famille du chou fait parti avec les moutardes, le mibuna, le komatsuna, le tah-tsaï, et bien d’autres variétés, du grand choix de légumes que l’on trouve sur les étals des marchés en Asie. On le cultive depuis le 17ème siècle au Japon et c’est après la seconde guerre mondiale qu’il apparait d’abord aux Etats-Unis puis en Europe. Ce légume très ancien en Asie peut atteindre la taille de 40 cm. A planter au potager absolument!

Les Japonais utilisent le mizuna aussi bien dans les soupes, les salades, avec des cornichons ou dans le Mizutaki de baleine. En Europe, nous l’utilisons surtout en salade, mélangée avec d’autres feuilles comme la laitue, la roquette, l’oseille ou d’autres plantes de cette grande famille…. Son goût est entre l’oseille et les épinards, ce qui permet de l’utiliser un peu partout comme légume. Je vous conseille d’en mettre dans la soupe et en particuliers dans la soupe de légumes, dans la potée au chou, cuit comme des épinards, comme légume dans un pot-au-feu, cuit avec du poisson, ou des tagliatelles à la crème. le mizuna est riche en calcium en plus de la vitamine A et C.

La Mizuna est actuellement dans nos tunnels de culture : elle sera très prochainement dans vos assiettes !

COURGE SPAGHETTI A LA SAUCE SALSA

La courge spaghetti est un légume-fruit. Cette courge d’hiver à chair blanche voire jaunâtre fait partie de la famille des cucurbitacés.

Pour information, le fruit des cucurbitacés se nomme « pépon ». De manière plus spécifique, la courge spaghetti appartient à l’espèce Cucurbita pepo dont les critères d’appartenance sont les suivants : le pédoncule (la partie de la tige attachée au fruit) est dur et anguleux (sur cette photo, le pédoncule a été coupé trop près de la base pour le voir) lorsque le fruit atteint sa maturité. Les angles du pédoncule sont aigus et se prolongent sur le fruit sans qu’il n’y ait un véritable renflement. A maturité, la chair des fruits de l’espèce est plus ou moins filandreuse. En plus de la courge spaghetti, cette espèce de courges (cucurbita pepo) inclue les courges d’été dont la chair est blanchâtre (courgettes, coucourzelles, cou droit, cou tors, rondes de Nice, pâtissons…). On y compte aussi les citrouilles, les courges poivrées et les petites courges ornementales dont la chair est plutôt orangée.

Si la courge spaghetti vous intimide, tentez cette recette facile et réalisable rapidement de spaghetti accompagné de sauce salsa au poulet et aux épices

Fan de spaghetti bolognaise ? Révolutionnez votre quotidien avec cette recette qui vous surprendra. D’abord, remplacez vos habituelles pâtes par une courge spaghetti, fondante et légèrement sucré, cette cucurbitacée vous séduira ! Quant à la sauce bolognaise, remplacez-la par une sauce salsa au poulet et relevée avec du cumin et du paprika. Un vrai délice très facile à réaliser !

Ingrédients :

– 1 courge spaghetti
– Huile
– Sel, Poivre
– 1 oignon
– 2 gousses d’ail
– 1 poivron
– 1 petit piment
– 300 g de poulet cuit
– 200 g de haricots rouges (ou noirs) cuits
– 1 boîte de tomates pelées en conserve
– Paprika
– Cumin
– Cheddar

Préparation :

1. Coupez la courge spaghetti en deux, dans le sens de la longueur. Avec une cuillère à soupe, videz l’intérieur de la courge et étalez l’huile neutre avec un pinceau.

2. Salez, poivrez et enfournez 40 minutes à 200 °C. Prolongez la cuisson si certaines parties intérieures de la courge sont encore dures.

3. Dans une poêle, faites revenir l’oignon, le piment et les poivrons émincés. Cuisez à basse température jusqu’à ce que l’oignon devienne translucide. Augmentez le feu, salez, poivrez et ajoutez le paprika et le cumin.

4. Ajoutez les tomates pelées hachées et laissez réduire. Ajoutez le poulet et les haricots rouge en fin de cuisson.

5. Avec une fourchette, séparez la chair de la courge spaghetti des bords. Les spaghettis se forment tous seuls. Mélangez dans la courge ou transvasez dans un plat pouvant aller au four.

6. Versez la sauce salsa dans les spaghettis, mélangez, parsemez de cheddar râpé puis enfournez 5 minutes à 200 °C. Servez avec un peu de coriandre hachée !

SOURCE

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